
Et puis ma fille est née. Et tout a basculé.
J'ai allaité ma fille jusqu'à ses 4 ans. Cet allaitement était bien plus qu'un geste nutritionnel : c'était un lien, une ancre — parce que traverser une dépression post-partum, c'est se sentir parfois étrangère à soi-même, à son corps, à son rôle de mère.
J'ai cherché de l'aide — hypnose, sophrologie, coaching parental. Rien ne répondait vraiment à ce que je vivais. Personne ne m'accompagnait en prenant en compte à la fois mon état émotionnel, mon corps qui changeait, et mes besoins nutritionnels spécifiques. Il m'a fallu trois ans pour retrouver un équilibre — et c'est la nutrition et le sport qui m'y ont aidée.
C'est là que tout s'est éclairé. Je voulais qu'aucune femme n'ait à traverser ça seule, sans les bons outils.
C'est la naissance de ma fille qui m'adonné l'élan de transformer cette passion en profession. Je me suis formée à Genève — à l'école ESSR pour l'anatomie et la physiologie, puis à l'école TCMA pour la nutrition et les pathologies. Deux années d'études rigoureuses, reconnues par l'ASCA.
J'ai ouvert le Cabinet Madame Jujube à Chêne-Bourg au sein de l'Arcade des Enfants Terribles. Je fais également partie du Comité de l'Association du Réseau Romand des nutritionnistes, que nous avons fondée en janvier 2025 pour réunir les nutritionnistes de Suisse romande.